Bonjour à vous et que la paix du Seigneur Jésus soit avec vous. J`ai regardé votre émission sur le sabbat, et j`aimerais savoir pourquoi les églises chrétiennes qui sont supposées être des églises nouvelles, par rapport aux églises conventionnelles, ne respectent-elles pas le jour du Sabbat, comme étant le Samedi à la place du Dimanche ? Ça voudrait dire qu`ils nous font commettre un péché eux aussi, comme toutes les religions mondaines qui ne respectent pas les lois transmises et écrites du doigt de Dieu ?

– Gilles

 

Bonjour !

Merci de votre message et de votre intérêt pour les émissions Il Est Écrit. Je me réjouis surtout de votre intérêt profond pour la Bible, la Parole de Dieu.

En ce qui concerne la question du sabbat qui n’est ni enseigné, ni vécu dans la plupart des Églises chrétiennes évangéliques, même récentes, je ne peux pas vous donner la réponse à leur place. L’impression que j’ai, à partir de mes contacts avec des frères et sœurs de ces Églises, est la suivante :

  1. Dans bien des cas, le sujet du jour du repos et du sabbat n’a jamais été étudié en profondeur. On présume simplement que c’était le jour de repos des Juifs, et que le dimanche est celui des chrétiens, mais sans avoir fait une étude biblique profonde du sujet.
  2. Plusieurs chrétiens pensent (à tort) que l’expression de l’apôtre Paul «Nous ne sommes plus sous la loi, mais sous la grâce» signifie que la loi de Dieu, et en particulier les 10 commandements, ne s’appliquent plus aux chrétiens. En réalité, «ne plus être sous la loi» signifie :– Ne plus être sous la condamnation de la loi, grâce à Jésus qui nous justifie et pardonne nos transgressions de la loi divine(Romains 8.1)– Ne plus chercher à obtenir notre justification et notre salut par nos propres efforts, en observant les commandements de Dieu, sachant que seul Jésus nous ouvre les portes du salut(Éphésiens 2.8-10)– Ne plus vivre les yeux fixés sur la loi, mais plutôt les yeux fixés sur Jésus, le seul qui a parfaitement vécu la loi divine et qui est capable de la graver dans nos cœurs

    (Hébreux 12.1,2).Mais la loi de Dieu, la loi spirituelle d’amour et de justice, dont les 10 commandements font partie, est une loi qui demeure valable pour tout disciple de Jésus (voir

    Matthieu 5.17-20; Matthieu 19.16-19; Romains 7.12; 7.14; 8.4; 1 Corinthiens 7.19; Apocalypse 14.12, et beaucoup d’autres textes).

  3. La pensée dominante dans beaucoup d’Églises est qu’il n’y a plus de «jour du Seigneur» depuis la venue du Christ, que tous les jours sont à Dieu et qu’il n’est plus nécessaire de mettre à part une journée spéciale pour le repos, pour le ressourcement spirituel et pour l’adoration. Mais cette pensée pose plusieurs questions, entre autres :– Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde en six jours et s’est-il reposé le septième jour, si ce n’était pas pour nous donner un exemple, un modèle pour notre vie? Pourquoi a-t-il béni et consacré le septième jour dès la Création(Genèse 2.1-2), avant même l’introduction du mal dans notre monde, si ce n’était pas pour nous enseigner un rythme de vie basé sur la semaine, avec un jour spécial mis à part?


– Pourquoi Dieu a-t-il placé au cœur des 10 commandements, de sa loi morale et spirituelle, le précepte du sabbat
(Exode 20.8-11) ? De quel droit pouvons-nous décider que ça ne nous concerne plus ?

– Pourquoi Jésus, tout en remettant en cause la manière légaliste dont les pharisiens vivaient et enseignaient le sabbat, a-t-il lui-même vécu cette journée comme un temps d’adoration et de culte (Luc 4.16), se proclamant lui-même «Seigneur du sabbat» (Matthieu 12.8) ?


Comme le dit l’apôtre Jacques : «
Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous(Jacques 2.10).

C’est la raison pour laquelle, celui qui a connaissance du commandement divin du sabbat et le néglige volontairement devra effectivement en rendre compte devant Dieu. Néanmoins, il ne nous appartient pas, à nous, humains pécheurs, de juger qui que ce soit. Contentons-nous de vivre et de partager ce que nous avons découvert dans la Parole de Dieu, et de prier pour que le plus grand nombre participe à la bénédiction spirituelle qui est attachée à l’observation des commandements de Dieu.